Partager l'article ! La personnalité "perverse narcissique": Tous ceux qui m’ont côtoyée connaissent mon grand intérêt, voire ma passion, pour la psychologie. ...
Tous ceux qui m’ont côtoyée connaissent mon grand intérêt, voire ma passion, pour la psychologie. Est-ce ma fille qui m’a contaminée ? Comme j’adore écrire, et surtout des « polars », j’ai prévu de décrire un héros qui souffre d’un trouble de la personnalité qui me « questionne » beaucoup. Les journaux en parlent et du coup, j’ai un peu exploré.
Je vais tenter de vous le décrire ce trouble. Il s’agit de la personnalité « perverse narcissique ».
J’ai remarqué, mais cela n’engage que moi, qu’il s’agit souvent d’hommes.
Il s’agit d’un trouble caractérisé par un sentiment de supériorité disproportionné, un sentiment exacerbé de sa propre importance, par des fantasmes de pouvoir et de réussite.
Celui qui en souffre possède un besoin insatiable d’admiration et n’en n’a jamais assez.
Il pense être quelqu’un qu’il n’est pas du tout et voudrait que « le monde entier » croit à son personnage.
Il pense qu’il réussit tout ce qu’il entreprend et s’imagine que tout lui est dû. Ils n’hésite pas à instrumentaliser les autres, surtout les femmes, pour parvenir à ses fins.
Ceci doit remonter à sa petite enfance, à une relation déséquilibrée avec sa mère. Elle ne l’a pas reconnu comme un être humain à part entière, elle l’a considéré comme faisant partie d’elle. Donc, comme bébé, il n’a pu développer sa propre personnalité, et c’est une personnalité fictive qui a fini par se développer et prendre toute la place.
Il a grandi avec, en quelque sorte, un « coucou » à l’intérieur de lui (en psychogénéalogie, on dirait « une crypte »), mais c’est sa mère qui l’a rendu ainsi.
Selon toute probabilité, elle ne l’a jamais valorisé. Elle attendait beaucoup de lui et elle l’a sans doute empêché de réfléchir seul. Elle lui rappelait sans arrêt ses échecs. C’était un amour toxique qui a contribué à nourrir la haine ou le mépris de la femme chez lui.
Il soumet alors et humilie les femmes de son entourage parce que cela lui donne l’impression d’être puissant, alors que très probablement, il est sexuellement impuissant.
Sa femme, ses femmes, ne comptent pas du tout pour lui. Il les contrôle et elles ne font qu’obéir et sont toute dévouées à ses desiderata et son bien-être et à sa gloire.
Elles doivent soigneusement éviter de remettre en cause sa vision du monde, parce que, lorsqu’elles se risquent à le faire, il peut se montrer violent et menaçant.
Lorsqu’il offre quelque chose ou rend service à quelqu’un, il exige que l’on se
montre extrêmement reconnaissant du peu qu’il fait.
Parmi mes sources : le célébrissime feuilleton de Canal + : "La fureur dans le sang" et son héros le
Psychologue-Profiler, le Dr Hill.
Intéressant isn’it ? Connaissez-vous quelqu’un dans votre entourage qui réponde à ce portrait ? Ecrivez-moi pour me dire ce qu’il en est.
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Bonjour Franck,
Il n'est pas toujours simple de se sortir que la nasse que tissent les pervers narcissiques autour de leur victime, lesquelles espèrent toujours que leur persécuteur va changer, car ces individus soufflent le chaud et le froid. Après 20 ans, le mieux est de vous faire aider par un spécialiste et votre besoin de parler en témoigne.
Bon courage à vous. Suzanne
Bonne Chance!
Arte a diffusé dimanche dernier un reportage très intéressant (rediffusé Vendredi 24/4 à 9h55) intitulé : "je suis un psychopathe". On y voit un homme qui se dit PN, mais si, selon moi, il en a des traits mais ne l'est pas totalement, car il a trop conscience de ce qu'il est et de l'impact que cela a sur son entourage.
En revanche, on y voit un chat jouant avec une souris, et le PN, c'est tout à fait ça.
J'ai déjà reçu beaucoup de commentaires sur cet article. Je pense en publier une suite prochainement.
A très bientôt
Moi aussi j'ai vu l'émission sur Arte sur les psychopathes et ce qui m'a permit (brutalement) de prendre conscience du trouble du comportement de mon ami car je ne comprenais pas ce qui se passait et qui me détruisait jour après jour depuis des mois... En l'absence de ce reportage, je pense que je serais encore avec lui. j'ai eu la chance d'en prendre conscience! Cette relation a été traumatisante et elle l'est encore.Je plains les personnes mariées et ayant des enfants avec ces "monstres".
Sur les conseils d'un psy, j'écris l'histoire et je suis sidérée quand je me relis. Comment ai je pu supporter tout ça?
Je n'ai pas un caractère crédule mais il (ou elle) savent faire passer les pires crasses sur le registre de la normalité.Et ça marche puisqu'on a le sentiment que "quelque chose cloche" mais on reste et on subit quand même. En plus, on se remet constamment en question, on culpabilise. C'est incroyable! Ces gens sont très fort. vivre une histoire avec un pervers narcissique, c'est avancer sous hypnose, perdre le contrôle de ses pensées, de sa vie...Expérience psychologique à déconseiller.
elle me fait ds cadeaux ( prix toujours annoncé ce qui fait qu'en retour j'ai l'impression d'être toujours débitrice mais de quoi?)
elle essaye de nous monter les unes contre les autres ( on travaille 5 femmes ensemble) sur des sujets les plus divers : qui a eu le plus de WE, de congés , de formations ...)
elle nous enfonce sur nos erreurs , alors qu'elle est irréprochable et ceci souvent en public
elle seule "tient le service" avec des "sacrifices" ce qui est faux
elle trouve toujours "le point faible" et change habilement de cible de semaine en semaine
elle dénigre les cadeaux qu'elle reçoit et se moque de la tenue vestimentaire de ses collègues , toujours avec l'une ou l'autre, jamais devant l'interessée
Je me suis fait prendre au jeu , mais là je n'en peux plus, 2 des plus jeunes l'ont percé à jour et il n'y a que 2 ( les plus âgées) sur qui elle excerce son pouvoir
je ne sais que faire car en m^me temps, elle s'arrange pour "récupérer" ses "sujets" par des flatteries après une grosse séance de dénigrement
voilà, ça m'a fait du bien d'en parler ce jour car j'en ai gros sur le coeur
Pour ce qui est de la personne que vous décrivez, je ne sais si elle entre dans le cadre des personnalités perverses narcissiques. Une chose est certaine, c'est qu'elle "joue" à plusieurs jeux psychologiques au sens de l'Analyse Transactionnelle et notamment à "Battez-vous!", "Moi, mieux que toi"... (et cela vous l'avez bien identifié).
Je vous suggère d'aller voir les articles que j'ai écrit à ce sujet dans la rubrique "formation".
Peut-être cela vous éclairera-t-il davantage.
Bien cordialement,
Suzanne
Je suis trés intéressée par votre paragraphe, je cite : " Ceci doit remonter à sa petite enfance, à une relation déséquilibrée avec sa mère. Elle ne l’a pas reconnu comme un être humain à part entière, elle l’a considéré comme faisant partie d’elle. Donc, comme bébé, il n’a pu développer sa propre personnalité, et c’est une personnalité fictive qui a fini par se développer et prendre toute la place.
Il a grandi avec, en quelque sorte, un « coucou » à l’intérieur de lui (en psychogénéalogie, on dirait « une crypte »), mais c’est sa mère qui l’a rendu ainsi.
Selon toute probabilité, elle ne l’a jamais valorisé. Elle attendait beaucoup de lui et elle l’a sans doute empêché de réfléchir seul. Elle lui rappelait sans arrêt ses échecs. C’était un amour toxique qui a contribué à nourrir la haine ou le mépris de la femme chez lui.
Il soumet alors et humilie les femmes de son entourage parce que cela lui donne l’impression d’être puissant, alors que très probablement, il est sexuellement impuissant.
Sa femme, ses femmes, ne comptent pas du tout pour lui. Il les contrôle et elles ne font qu’obéir et sont toute dévouées à ses desiderata et son bien-être et à sa gloire."
J'aurai tendance à rejoindre ce point de vue mais j'aimerai approfondir la question. Est-ce une analyse personnelle ? Repose-t'elle sur des lectures et / ou des positions de spécialistes de la question ? Si vous pouviez me donner des pistes, j'en serai ravie.
Bien cordialement, Meli
Merci pour votre intérêt pour l'article relatif à la personnalité PN. Je me suis efforcée, dans mes différentes réponses ou articles relatifs à ce trouble de la personnalité, de donner, soit des références, soit des liens, soit de parler de reportages vus ou à voir. Bien entendu, je m'appuie aussi sur mes constats personnels, sur des échanges avec des professionnels, sur mes formations suivies en psychogénéalogie notamment (pour la notion de crypte). Le Livre de Marie France Hirigoyen sur le Harcèlement moral décrit également ce type de personnalité.
Voici donc quelques pistes, mais je suis certaine que si vous êtes interressée par le sujet, il en existe d'autres que vous saurez trouver, ne serait-ce que sur le net.
Bien cordialement
Voilà un très bref résumé de ce que je peux endurer.....
J'ai trouvé votre témoignage tout à fait poignant. Vous avez eu le courage de témoigner et il en fallait du courage pour oser dire votre peur.
Personne ne peut s'arroger un droit sur un autre individu... Aussi, voici 2 numéros auxquels vous pourrez vous adresser pour obtenir de l'aide :
SOS femme violence conjugale : 01 40 33 80 60
SOS violences familiales : 01 44 73 01 27
En attendant, je vous adresse toute mes meilleures pensées.
Suzanne
Comment dire ? En fait il faut avoir subi un pervers narcissique pour comprendre la douleur que représente une telle relation. J'ai été mariée 10 avec un PN, je me suis enfuie depuis janvier 2007 et mon combat pour m'en sortir n'est pas fini. C'est un véritable poison, il empoisonne la vie de sa victime sans avoir l'air d'y toucher, en toute impunité. Il s'arrange pour ne pas laisser de trace mais c'est un véritable assassinat organisé et prémédité. Quel courage, quelle force de caractère pour s'en sortir !! Car le PN ne capitule JAMAIS; Sa haine est intarissable et sa vengeance est sans fin. A l'extérieur, il passe pour une victime, pour une personne charmante et drôle. Dr Jekyl et Mr Hide, pour moi l'enfer continue mais je suis sûre que je finirai pour m'en sortir. L'important pour la victime, c'est de comprendre à qui elle a affaire pour le contrer. C'est une expérience inoubliable, la douleur n'est pas mesurable mais une fois passé entre ses mains on est marqué au fer rouge à vie !!!
détruire toute ma vie.tentatives de suicide cancer grave attaques de panique fatigue
chronique ne sont qu'une partie de l'iceberg des désastres que cela provoque.J'ai passé toute mavie à me soigner,croyant que j'étais borderline ou dépressive etc...récemment sur le net j'ai trouvé la définition du pn une
révélation!! cela aide bp pour se déculpa-biliser.Toute cette vie de souffrance sans aucune comprehension de l'entourage ni aide approprié des psy le déni permanent cela emmè-ne aux confins de la folie.mes blessures sont
infligées à vie mais on peut les gérer et s'
apaiser un peu avec le temps et l'éloignement bien que environ 4 fois par semaine je me
réveille en hurlant à cause de cauchemards où
il est souvent présent et violent.j'envisage à nouveau une aide mais auprès de thérapeutes plus spécialisés ceci étant pour le moment ma recherche est vaine mais je ne baisserais jamais les bras il ne me vaincra pas! fuyez et
consultez, ne cherchez pas à le comprendre
considérez le comme un ennemi mortel.
merci
Voila plusieurs mois que je tente de comprendre les jeux psychologiques.
Après des recherches sur le net, je suis tombé sur ton site. Il a pu répondre à quelques unes de mes questions. Il est bien expliqué. J'aime beaucoup ton blog.
Cependant je n'arrive pas à comprendre comment ne pas participer à un jeu psychologique.
J'ai cru comprendre que l'ignorance est l'arme la plus éfficasse. Mais l'ignorance isole l'individu.
quel serait le meilleur moyen de ne pas rentrer dans un jeu psychologique tout en répondant ??
Dans l'exemple de la réunion, la victime remet le reproche sur le dos du percecuteur si je me souviens bien.
comment aurait dut il réagir ???
accèpter ??
Bonjour David et merci pour l'intérêt que vous portez à mon blog.
Vous avez raison, il est très difficile de ne pas participer à un jeu, mais comme vous avez pu le lire, les jeux sont d'intensité variable. Tant que l'on "joue" dans l'intensité 1er degré, cela peut encore aller, même s'il se crée déjà des petites failles. Dès que l'on aborde le 2ème degré, attention "DANGER"...
Quant à savoir quelle serait le meilleur moyen de ne pas rentrer dans un jeu psychologique tout en répondant, en formulant les choses de cette façon, vous êtes déjà entré dans le jeu, car il est difficile d'être dehors tout en étant dedans.
Il n'existe pas de réponse unique sur le "comment faire face à une situation", car toutes les situations ont leurs particularités, et une situation ne ressemble jamais totalement à une autre.
Le meilleur moyen de ne pas entrer dans un jeu consiste déjà à identifier que l'on est confronté à un jeu. Comme je l'ai écrit, cela est possible lorsque l'on ressent un léger malaise face à une transaction. Mais cela est aussi assez compliqué et demande une grande expérience des jeux (il m'arrive encore de me faire "piéger"), posez vous la question sur les bénéfices secondaires, car, ce qui m'interpelle dans votre message est votre souhait de "répondre". Qu'est-ce que cela vous rapporte de répondre ? Qu'est-ce que cela dit sur vous ? Que voulez-vous prouver et à qui ?
Bien cordialement,
Suzanne
je navigue sur les sites expliquant le fonctionnement PN depuis que j'ai compris que j'avais eu affaire à un tel individu.
Un jour il s'est moqué de moi quand je lui ai dit "tu as pris le contrôle de mon cerveau".
Plusieurs fois il m'a rappelé cette phrase en ce moquant "c'est la pire connerie que j'ai pu entendre".
J'émerge peu à peu de 7 ans à être obsédée par ce type, à vouloir le garder, le séduire.
Plusieurs séparations.. j'ai toujours senti que "quelque chose clochait" mais j'étais prise dans un tourbillon de passion et lui aussi au début apparemment.
Il me dit toujours qu'il "m'aime" mais que je suis "trop chiante".
Une fois il m'a hurlé "tu ne vois pas : tu es une loque humaine, sans amis, sans projet, sans avenir".
Quelle douleur d'entendre ça de la bouche de celui qu'on aime...
En ce moment je vis seule, je digère tout ça, j'essaye de comprendre.
j'avais posté un comm sur les jeux psychologiques.
Je cherchais à savoir comment ne pas rentrer dans un jeu.
aujourdhui, je commence à m'apercevoir lorsqu'un jeu est mis en place.
Vous m'avez demandé ce que j'attends dans un jeu.
Les jeux qui m'intérèssent sont ceux qui permettent d'étendre un certain pouvoir sur la proie.
Une personne va tenter de déstabiliser une cible
en posant par exemple des questions très perveres qui vont déstabiliser la victime.
Rester sans rien dire entraine une victoire pour le percécuteur.
Rentrer dans le jeu et tenter de sortir gagnant c'est y jouer.
Mon besoin, c'est simplement de comprendre comment fermer la porte à ce type de jeu en répondant.
A force de fermer la porte, le percécuteur ne gaspillera plus son temps inutilement.
Bonjour Marie,
Votre témoignage est très crédible et comme vous avez pu le constater, bien que mon blog comporte de nombreux sujets, il y a beaucoup de commentaires concernant la PN. C'est dire si le sujet interpelle et s'il concerne de nombreuses personnes, comme vous le dites si bien.
Je pense, néanmoins, qu'en parler avec votre mère est inutile et que vous allez vous épuiser pour rien. Ces personnes n'ont pas conscience de faire souffrir leur entourage. Il s'agit d'un trouble du comportement. Pour la PN, ce sont les autres qui dysfonctionnent et non pas elles.
je crois également qu'échanger avec d'autres personnes victime de PN vous ferait plus de mal que de bien, car cela vous enfermerait dans une prison alors que l'idée est de vous échapper de ce cercle infernal dans lequel votre mère essaie (insconsciemment) de vous enfermer.
Le fait que vous viviez près de chez vos parents m'inquiète, cela n'est pas libérateur et les enfants n'ont pas à prendre en charge les problèmes des parents (comme vous le faites pour votre père).
Pour me libérer, quand j'ai un problème j'écris ou j'en parle à mon psy et ça me fait beaucoup de bien. Je me répète aussi en permanence que "nous en sommes en démocratie et les gens ont le droit de penser ce qu'ils veulent de moi, mais premièrement, c'est pas pour cela qu'ils ont raison, deuxièmement, ce n'est que leur point de vue, troisièmement, je m'en fiche. Je ne me soucie que de l'avis des gens qui comptent pour moi et que j'aime.
Bon courage à vous,
Suzanne