J’ai reçu beaucoup de témoignages, tant sur mon blog qu’à titre personnel à propos de mon article sur la personnalité « perverse narcissique ».
Il semblerait qu’un certain nombre de mes lecteurs en aient croisée une sur leur route et se soient laissé prendre à leur charme et leur charisme, qui sont (hélas) bien réels.
Voici ce que j’ai envie d’ajouter à cet article, et aussi pour ceux qui auraient eu l’occasion de voir sur Arte le documentaire intitulé « je suis un psychopathe ».
Tout d’abord, cessons d’assimiler le terme « psychopathe » exclusivement à « assassin » ou « criminel », car voici la définition que donne de ce terme « Le grand dictionnaire de la Psychologie » des Editions Larousse : « Personne souffrant de troubles permanents de la personnalité n’étant ni de l’ordre de la névrose ni e celui de psychose et se caractérisant essentiellement par des conduites anti-sociales impulsives dont elle ne ressent pas habituellement de culpabilité ».
La notion de culpabilité est essentielle... En effet, dès l’instant où un individu y est accessible, alors il est
à même de se percevoir la souffrance qu’il engendre chez son entourage.
Ceci n’est pas le cas de la personnalité PN.
Pour ceux qui ont pu voir ce documentaire, souvenez-vous de la façon dont le personnage auquel est consacré le reportage parle de sa femme, qui ressent pour lui une adoration inconditionnelle. En fait, il s’en moque, elle ne compte pas pour lui, elle n’a pas d’importance, il ne ressent rien pour elle.
Je ne sais pas pour vous, mais pour ce qui me concerne, j’ai trouvé cela insupportable, autant que l’extrait qui montrait, en parallèle, ce chat jouant avec une souris.
Pour cet animal, qui, lui, ne perçoit pas la notion de "bien ou de mal", la souris est comme un jouet. Il s’amuserait autant (et j’en ai vu faire certains de mon entourage) avec une petite balle ou une boule de papier aluminium.
La personnalité PN joue avec son entourage comme le chat avec cette souris, sans avoir conscience de créer de la souffrance. « Jouer » avec les autres est inscrit dans sa personnalité.
Je sais que cela est difficile à comprendre, mais je vais choisir une image qui concerne, certes, une particularité physique, mais le parallèle n’est pas totalement saugrenu : si vous avez les yeux bleus, lorsque vous regardez le monde ou les personnes qui vous entourent, avez-vous conscience de le faire à partir d’yeux qui sont bleus ? Je ne crois pas, vous les voyez comme les verraient des personnes aux yeux marrons, ou gris et vous ne pensez pas « tiens, je regarde l’arbre devant moi avec mes yeux bleus… », c’est une des caractéristiques de votre personne.
De la même façon, la personnalité PN n’a pas la conscience d’avoir, à l’égard de ses proches, des conduites anti-sociales. Elle est comme ça… Mon précédent article expliquait comment et autour de quoi s’était structurée sa personnalité.
Ceci n’est pas une excuse mais un constat et j’ai envie de dire à tous ceux qui ont témoigné de leur peine, de leur souffrance, la chose suivante : « n’espérez pas changer une personnalité PN », ce que vous lui dites de ses dysfonctionnements est tout simplement incompréhensible pour elle. La seule chose à faire est FUIR et faire le deuil de votre relation.
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